Un retour sur ma période de recherche d’emploi

Ça valait le coup de faire une copie d’écran de l’état de choque du site de sondage face à l’une de mes réponses dans le cadre d’une enquête sur l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, proposée dans un courriel par l’APEC.

Screenshot from 2016-05-22 02:59:21

Trois années de recherche d’emploi. Que de souvenirs… que de titres.

En effet, diplômé d’un master de linguistique et traduction fin 2012, le jeune diplômé que j’étais a vite compris, après avoir essuyé un échec en termes d’insertion sur le marché de l’emploi, qu’il ferait mieux de revenir à la fac à la rentrée suivante pour faire un autre master. Cette fois, un master de commerce international en alternance, une valeur sûre quoi. Sûre oui, mais tout de même pas toujours reconnue par les entreprises. Ainsi, fin 2014, à l’issue des 12 mois d’apprentissage, commençait une nouvelle traversée du désert. Redevenir étudiant n’était plus une option souhaitable, quand on est déjà quelque peu surdiplomé, n’est-ce pas. Par chance (oh franchement il n’y a que ça de vrai : la chance) Pôle emploi a accepté de me financer une reconversion intensive au… développement informatique, un domaine où j’avais déjà un peu d’expérience autodidacte. Et où ça embauche. Et où j’allais être à nouveau diplômé niveau master (titre RNCP niveau I). Fin 2015, au bout de deux sessions de formation de trois mois chacune, pour la première fois depuis un long moment, les vacances de Noël s’annonçaient sereines : en janvier, je le savais déjà, j’allais démarrer la période d’essai pour un CDI en tant qu’ingénieur en informatique. Un vrai job. Ma première « expérience significative ». À 28 ans. Mais je me considère comme très chanceux. Cette année, mes voeux de Noël virtuels habituels qui partaient à coups de tapotement sur le clavier et de clics de souris, étaient non plus ceux d’un jeune diplômé mais aussi et surtout, enfin, d’un jeune actif. Et de me permettre, à présent, le luxe de pouvoir me projeter plus loin dans la vie.